Fallait pas vouloirCie Famille Vicenti

Fallait pas vouloir est une odyssée administrative, un voyage où les personnages dérivent sur un flot de paperasse...  

Ils sont deux. L'un est derrière son bureau et l'autre attend. Entre eux, une simple feuille de papier. Objet ultime qui les liera tout au long du spectacle. Cette feuille, chargée de convoitise pour l'un, de pouvoir pour l'autre est l'enjeu capital de la pièce. Tout tourne autour de ce banal objet. Est-ce le bon formulaire ? La bonne photocopie ? L'originel original ? Sera-t-il validé ? Tamponné ? Et puis, au rythme des piétinements, des attentes interminables, des coups de tampons, des clignotements des néons, comme dans les grandes épopées, les héros se révèlent, l'odyssée peut commencer. Un voyage chaotique au pays de l'impatience, une escale sur les plages du désœuvrement, une croisière bercée d'absurde, de surréalisme.
Note d'intention

Nous partageons tous, au quotidien, une tension face à l'administration, tant elle relève parfois de l'épreuve. Ça n'a rien de drôle. C'est désœuvrant. Cette complexité, faite de lignes à remplir, de cases à cocher, de numéros d'identifiant... définit à elle seule tout un pan de notre époque.

Notre idée est d'y mettre de l'enjeu. C'est à dire que nos personnages ne viennent pas pour perdre du temps, pas non plus pour le plaisir de voir du monde, ou pour une banale formalité, non. Ils sont là à patienter pour un motif capital, urgent, grave. Le poids de leur objectif face à la légèreté du traitement qui leur est réservé au sein de cette administration, absurde et grotesque, conduira le spectateur au rire d'empathie.

Il y a par ailleurs, au-delà du désœuvrement, un côté surréaliste à la machine administrative. D'un point de vue théâtral, le surréalisme est une porte grande ouverte à l'utilisation d'autres formes d'expression qui interviendraient pour soutenir le propos : danse, musique et bruitage en direct, narration slam, chant hip hop...

La rencontre des acteurs avec les baguettes bienveillantes, ensorceleuses de Thomas Fiancette, batteur et percussionniste à l'imaginaire prolixe, offre l'occasion de créer des atmosphères variées, tantôt rock et angoissantes, tantôt légères et subtiles. Tout une symphonie pour un si petit bout de papier tamponné.

Distribution
  • Jeu, écriture : Dorian Robineau
  • Jeu, écriture : Vincent Lahens
  • musicien : Thomas Fiancette
  • Metteur en scéne : Fred Laroussarie
  • Direction chorégraphique : Julie Dardey
  • Création lumière : Élie Lorier

Production : Famille Vicenti et par les temps qui court ...

Coproduction : Théâtre du Grand Rond

Représentations

Salle des fêtes, Sousceyrac
  • vendredi 06 avril 2018 20h30
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