Stéphane Degout Et l'Ensemble Les Illuminations | L’Amour la mer : Poème(s) de l’amour et de la mer

 

CRÉATION

Durée : 1h

L’Ensemble Les Illuminations et Stéphane Degout présentent la création L’Amour la mer, mêlant Le Poème de l'amour et de la mer d'Ernest Chausson – transcrit par Franck Villard –, et l'œuvre Un jour les étoiles d'Othman Louati.

Ardent défenseur du lied et de la mélodie, Stéphane Degout est le compagnon de route de la musique baroque autant que la création contemporaine. Il nous fait l'amitié de livrer au public du Festival sa vision d'un chef d’œuvre lyrique inclassable, le Poème de l'amour et de la mer d'Ernest Chausson - compositeur à la croisée du romantisme de Berlioz et de Franck, du langage wagnérien et du symbolisme du jeune Debussy.

Le compositeur Othman Louati, « étoile montante de la musique française contemporaine [...] amoureux des sons et de la ligne claire » (Resmusica), répond à l’œuvre de son illustre prédécesseur. Il trace la route d'une musique française qui continue de s'écrire à tous les temps en proposant Un jour les étoiles.

Les Illuminations approfondit son exploration des liens entre littérature, poésie et musique contemporaine et continue son dialogue de répertoires avec ce nouveau programme qui fait résonner la musique française d’hier et d’aujourd’hui : le Poème de l’amour et de la mer d’Ernest Chausson transcrit pour baryton et quintette avec piano, avec Un jour les étoiles, une création d’Othman Louati pour le même effectif, sur le texte éponyme, co-écrit par Isabelle Junca et Aurélie Allexandre d’Albronn.

Ensemble les Illuminations

NOTE SUR LA COMPOSITION | OTHMAN LOUATI

"L'oracle a parlé : dans le grand rituel du poème, les femmes incarneront le rayonnement stellaire dans de superbes processions, lesquelles sont autant de chemins vers la quête de l’inspiration.

Les mots d’Aurélie Allexandre d'Albronn et d'Isabelle Junca honorent le travail du poète. Ils s'apparentent à une promesse de l'aube qui s’écoulera jusqu'à la fin du jour, et dans cette poïétique de l'inspiration c'est d'abord le silence qui nous frappe. Silence hanté par les cris et les sons, minuscules volcans déchirant l'arrière-monde dans le ravage des murmures. Nous percevons ces derniers comme les appels d'une musique qui doit conspirer pour qu’éclate le mystère de la mise au monde.

Il nous faudra donc chanter pour franchir le seuil, et pour cela : invoquer les lahars furieux, déchaîner les sons et renverser les images dans la cosmogonie du poème, sorte de mosaïque de pages-paysages où se côtoient les grands horizons de l’enfance. Il y a bien là un paradoxe : le surgissement d’un silence bleuté — dans une correspondance avec la peinture de Vermeer —, et le désir simultané de le détruire en y jetant un chaos. À l’instar d’un fauviste fanatique, je rêve de lancer les sons sur les mots comme des filaments dorés, et de proclamer la vibration chromatique comme le sabre d'un contre-espace venant révéler le délire du poète assis derrière sa table de travail.

D’ailleurs, les mots mis en musique peuvent-ils être autre chose qu'une manifestation surréaliste ? Cette alchimie déclenche une autre voix qui relève moins de l’écriture automatique que du travail sur le matériau, c’est une alliance qui mène sa propre révolution face au réel, convoquant d’autres brèches, d’autres cris que la pure poésie. Les instruments, apôtres discrets de cette parole, accompagneront l'écoulement des heures et y glisseront leurs secrets. Je rêve d'une horlogerie fabuleuse, motif ravélien par excellence, pour rythmer les mots et la métamorphose de la plume.

Aurélie et Isabelle me semblent tracer sotto voce l’itinéraire de la lumière dans les rêveries de l’outre-blanc. Leur encre se lève à l’est, instaure un ciel à portée de main, convoque tous les soleils. Puisse le manteau de l’orchestration revêtir les reflets de ce voyage ! Chemin de transhumance en forme de pacte entre les poétesses et les étoiles pour mieux baiser le ciel et transgresser le clair-obscur qui brouille nos visions d’ici-bas. C’est une quête de l’astre. Elle exige de cueillir le jour au fond du jour (l’image est du grand Yves Bonnefoy), et de chanter sans cesse la quête du beau, consolation éternelle face au terrible".

PRESSE

L’intelligence du chant [de Stéphane Degout], la clarté de sa diction, son timbre dense et brun ainsi que son jeu naturel [enthousiasment] le public, la presse et les professionnels...
Le Temps

[Aurélie Allexandre d’Albronn est] une artiste inclassable qui cherche à réunir poésie et musique, culture classique et création contemporaine, dans des formes ouvertes et audacieuses.
Transfuge

Production Les Illuminations
Avec le soutien de la Caisse des Dépôts (mécène principal) et du Fonds Haplotès, du ministère de la Culture - DRAC Ile de France, de la Sacem, de la SPEDIDAM, de la Maison de la Musique Contemporaine, de l’Institut Français, de la Fevis, des Fondations Lyra et Francis et Mica Salabert
L’Ensemble est en résidence à la Fondation Singer-Polignac.
Stéphane Degout © Cédric Roulliat
Aurélie Allexandre d'Albronn © Laetizia Le Fur
Othman Louati © Caroline le Doutre - L'Ensemble les Illuminations © Laetizia Le Fur

Distribution
  • Baryton : Stéphane Degout
  • Ensemble : Les Illuminations
  • Violoncelle et direction artistique : Aurélie Allexandre d'Albronn
  • Violons : Iris Scialom et Elise Liu
  • Alto : Marie Ducroux
  • Piano : Flore Merlin

D'après le Poème de l'amour et de la mer d'Ernest Chausson (version pour quintette et baryton) et Un jour les étoiles d'Othman Louati

Représentations

Château de Montal, Saint-Jean-Lespinasse
  • samedi 01 août 2026 21h30
Informations

TARIF B
REPLI : Théâtre de l'Usine, Saint-Céré

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