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L'Éveil du printemps de Wedekind

Une œuvre incontournable dans l'histoire du théâtre où Wedekind porte très loin la réflexion sur le problème sexuel dans une société très puritaine. Pour cette oeuvre de jeunesse, Sébastien Bournac réunit sur scène les sept acteurs issus de la promotion 17-18 de l'Atelier du TNT.  

1891. Wedekind a 26 ans quand il écrit L’Éveil du printemps. À peine plus de dix ans le séparent des adolescents qu’il évoque. C’est le même écart d’âge qu’il y a aujourd’hui entre les jeunes comédiens de l’Atelier et les personnages qu’ils joueront.

Dans cette œuvre puissante, le monde des adultes et la société tout entière sont décryptés à partir du point de vue des enfants, à travers le prisme de leurs ignorances, de leurs désirs, de leurs terreurs, de leurs illusions et de leurs fantasmes. Cela fit scandale à l’époque.

Pourtant, traquer l’humour impartial que l’auteur a laissé s’exprimer en pleine conscience dans toutes les scènes et relire cette tragédie enfantine comme une « peinture ensoleillée de la vie », voilà l’intention affichée pour la traversée de cette œuvre par sept jeunes interprètes prêts à en découdre avec le théâtre et la vie.

Notes de Wedekind sur la pièce

«J’ai commencé à écrire sans aucun plan, avec l’intention d’écrire ce qui m’amusait. Le plan s’établit après la troisième scène et combina des expériences personnelles et celles de mes camarades d’école. Presque toutes les scènes correspondent à des événements réels. Même les mots : “Le petit n’était pas de moi”, qu’on m’a reprochés comme une grossière exagération, ont été lâchés dans la réalité. En travaillant, je me suis mis en tête de ne perdre l’humour dans aucune scène, si grave fût-elle.

Jusqu’à sa représentation par Reinhardt, la pièce a passé pour de la pornographie pure. [...]
Il me répugne de terminer la pièce chez les écoliers sans point de vue sur la vie des adultes. C’est pourquoi j’ai introduit dans la dernière scène l’Homme masqué. Comme modèle pour Moritz Stiefel surgi de la tombe, l’incarnation de la mort, j’ai choisi la philosophie de Nietzsche. [...] Pendant dix ans, de 1891 jusqu’à 1901 environ, la pièce en général [...] a passé pour une insensée cochonnerie. Depuis 1901, surtout depuis que Max Reinhardt l’a portée à la scène, on ne la tient plus que pour une tragédie très méchante, d’un sérieux de pierre, pour une pièce à thèse, pour un manifeste au service de “l’Aufklärung” sexuelle, ou encore de je ne sais quel slogan de la pédanterie petite-bourgeoise. Je serais étonné si je vois le jour où on prendra en n cette œuvre comme je l’ai écrite voici vingt ans, pour une peinture ensoleillée de la vie, dans laquelle j’ai cherché à fournir à chaque scène séparée autant d’humour insouciant qu’on en pouvait faire d’une façon ou d’une autre. »

Distribution
  • Adaptation et mise en scène : Sébastien Bournac
  • Comédienne : Sonia Belskaya
  • Comédien : Romain Busson
  • Comédien : Raphaël Caire
  • Comédienne : Anne Duverneuil
  • Comédien : Nicolas Lainé
  • Comédien : Nick Newth
  • Comédienne : Malou Rivoallan
  • Régie plateau : Rafael Barbary
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  • Crédit photo : Alain Laboile
Représentations

Théâtre de l'Usine, Saint-Céré
  • vendredi 19 octobre 20h30
Tarifs

Tarif B Placement libre
plein 16 €
réduit - liberté 14 €
passion 11 €
jeunes 5 €
Abonnements

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